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[79] O mito do eterno retorno ou dos tempos que se aproximam

L'ORGUE DE BARBARIE
Moi je joue du piano
disait l'un
moi je joue du violon
disait l'autre
moi de la harpe moi du banjo
moi du violoncelle
moi du biniou... moi de la flûte
et moi de la crécelle.
Et les uns et les autres parlaient parlaient
parlaient de ce qu'ils jouaient.
On n'entendait pas la musique
tout le monde parlait
parlait parlait
personne ne jouait
mais dans un coin un homme se taisait:
«Et de quel instrument joues-vous Monsieur
qui vos taisez et qui ne dites rien?»
lui demandèrent les musiciens.
«Moi je joue de l'orgue de Barbarie
et je joue du couteau aussi»
dit l'homme qui jusqu'ici
n'avait absolument rien dit
et puis il s'avança le couteau à la main
et il tua tous les musiciens
et il joua de l'orgue de Barbarie
et sa musique était si vraie
et si vivante et si jolie
que la petitte fille du maître de la maison
sortit de dessous le piano
où elle était couchée endormie par ennui
et elle dit:
«Moi je jouais au cerceau
à la balle au chasseur
je jouais à la marelle
je jouais avec un seau
je jouais avec une pelle
je jouais au papa et à la maman
je jouais à chat perché
je jouais avec mes poupées
je jouais avec un ombrelle
je jouais avec mon petit frère
avec ma petit souer
je jouais au gendarme
et au vouler
mais c'est fini fini fini
je veux jouer à l'assassin
je veux jouer de l'orgue de Barbarie.»
Et l'homme prit la petit fille par la main
et ils s'en allèrent dans le villes
dans les maisons dans les jardins
et puis ils tuèrent le plus de monde possible
après quoi il se marièrent
et ils eurent beaucoup d'enfants.
Mais
l'aîne apprit le piano
le second le violon
le troisième la harpe
le quatrième la crécelle
le cinquième le violoncelle
et puis ils se mirent à parler parler
parler parler parler
on n'entendit plus la musique
et tout fut à recommencer.

(Jacques Prevért)
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12:33 da manhã

Los idiomas no son obstáculo, por lo que veo. Yo también me hago acompañar de Prèvert en mi blog.

Hasta otra,
Blue Thing (no muy beauty) ;)    



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